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Bonjour.
Je suis plutot d'accord avec votre postulat mis à part qu'il me semble qu'une greve relative à nos écoles respectives est un déplacement du probleme et une erreur de cible: en effet, je pense que ce ne sont pas les ecoles d'arts qui poussent à produire des objets comme unique forme d'art : simplement il s'agit de la seule forme valorisée (mais pas plus par les écoles d'art que par les étudiants eux mêmes noyés dans leurs rêves de grandeur) puisque conforme aux mécanismes économiques.
Bref, globalement je suis tout à fait d'accord avec cette volonté de réaction à ce phénomène, et je pousserais meme plus loin: car au delà de la production d'objet, cette activité valorisée par tous les acteurs du monde de l'art se double du désir d'acquisition et de mise en jeu de connaissances technologiques au developpement exponentiel, fulgurant, et son deplorable resultat-tour-de-magie du "beaucoup de bruit pour rien", d'une débauche de connaissances et de budget n'arrivant qu'à peine à masquer, sous les roulements de tambours, le souffle de mort d'une immense vacuité de pensée et de désir dans le travail. ( et voilà que je m'emporte!) Ces deux phénomènes restent donc à penser, mais ils ne me semblent pas tout à fait sans rapports entre eux.
Bien à vous.
Clémence Agnez, 5ème année à l'ENSA Bourges.
Bonjour à tous,
le crane s'associe pleinement à votre projet car pour soulever une réflexion puis un débat de fond sur la nature même de son existence en tant que centre de ressources, donc lieu de vie, au sein du pays de l'auxois en bourgogne, il prévoit < pour générer le vide, l'absence … > de s'abstenir de présenter toute production artistique durant 2 mois : du 11 avril au 11 juin 2007 dans le cadre de son programme " art_tuilage 07 "
le 10 mai pourrait donc être une journée commune à nos 2 actions.
cordialement,
jean voguet _directeur du crane
http://www.crane.fr
> Mobilité/mobilisation
> Infiltration comme dispositifs
> Communication/information
(…) dans le cadre d’un atelier autour de ces notions, nous nous sommes posé les questions suivantes :
est-ce que la mobilisation pourrait prendre la forme d'un dispositif d'infiltration ou est-ce que l'infiltration pourrait être un dispositif de mobilisation ?
En réfléchissant à cette notion d'infiltration, nous en sommes venus à évoquer la mécanique des fluides, et nous nous sommes particulièrement intéressé à la métaphore de l'eau.
Comment l'eau (à la forme instable, fluide), dans la durée, transforme ou révèle son contexte (formes,concepts, etc.) ?
Elle produit discrètement une érosion, une transformation progressive…(Insinuant à nos yeux la préférence pour la tactique d'infiltration des fluides plutôt que pour la stratégie déterminée et tranchée, l'infiltration se modulant avec la complexité du terrain...) Le processus d'infiltration et de transformation par l'eau est lent, patient,sinueux - sans savoir où vont les résidus, ni les formes à venir…C'est un processus sculptural partagé entre la mécanique d'infiltration et la résistancedu milieu (matériau).
Cela à l'air de rien, et c'est bien ce à quoi cela veut ressembler, à un air de rien qui s'infiltre et à des particules d'eau qui, mine de rien, transforment subtilement l'idée de l'art.
Vous l'avez bien compris, l'état instable et critique du contexte du monde de l'enseignement de l'art et de l'art lui-même est la raison de notre mobilisation.
Cela nous oblige à une vigilance permanente et à développer des complicités, des intelligences multiples pour rendre presque imperceptible notre infiltration – nous permettant de rendre plus visible et viable les interstices de liberté qui sont la substance de nos anomalies institutionnelles.
Ce cheminement-là nous a conduit à trois questions :
> Qu'est-ce qui nous semble important à sauver comme caractéristiques des écoles d'art en France ?
> Sur quoi allons-nous nous mobiliser en premier ?
> Qu'allons-nous distiller par nos lentes infiltrations?
Jean Paul Thibeau
méta-atelier Aix
c'est bien votre histoire de grève de production artistique...et encore si c'était de l"artistique"! c'est touchant parce que il y en a pas mal de pollution de petites stratégies productives. surtout dans les poulaillers scolaires.
ce qu'est dommage que votre alternative des infiltrations sociales reste conventionnelle elle aussi et ça sent l'édulcoré.
mais bon c'est quand même mieux que toutes les patates d'atelier, et je diffuserai votre annonce aux beaux arts de marseille où j'interviens.
je pensait à mes infiltrations de petits bouts de mon sexe, et qui ne peinent pas à s'assimiler aux autres.
voilà une petite pensée pour vous.
Sincèrement
saverio lucariello
Dear all,
I would like to inform you that we are supporting "la coordination abstentionniste" into our homepage in www.architecture.it.
You can see a dedicated window in the down right block.
Good luck!
Furio Barzon
director
10 maggio: giornata d'astensione dalla fabbricazione di prodotti artistici
Con l’intento di riconsiderare la produzione artistica, in uno spirito di riflessione e analisi, diverse scuole d'arte francesi hanno indetto una giornata di Astensione Dalla Produzione Artistica. Questo invito è aperto a tutte gli istituti d'arte e a tutti gli artisti che favoriscono l'incontro creativo non come scambio di merci ma come scambio di sensazioni e riflessioni. Non si vuole rifiutare il mercato, ma renderlo più quotidiano, tanto più nelle scuole che devono essere luoghi di scambio, crescita e di cultura. La data fissata per l'iniziativa è il 10 Maggio 2007.
architecture.it supporta, partecipa e diffonde l'iniziativa in Italia.
L’objet de l’art n’est plus l’objet d’art
Grâce au porte-bouteilles de Marcel Duchamp, notre société ne se voit plus proposer des chefs-d'œuvre offerts à la contemplation émerveillée de ses spectateurs, elle est plutôt invitée à oublier le talent et à porter un regard observateur au-delà des œuvres/objets.
Apparaissent alors archaïques, les musées et les galeries qui voudraient encore enfermer l'artiste dans les limites contraignantes de leurs expositions. Ces lieux institutionnels doivent être remplacés par des contextes sociaux ou idéologiques qui constituent les cadres idéaux de la nouvelle définition de l'art et favorisent une osmose communautaire qui inclue notre société, ses usages et ses réseaux, dans l'art lui-même.
Avec cette ambition, toute une série de procédures, de rôles et de circuits inhérents à des pratiques collectives, mettent à jour des modalités de production et de diffusion destinées à des actions artistiques en cascade. Tout devient évolutif dans une stratégie où l'art tient moins à la nature conventionnelle et privée de ses objets finis, qu'aux attitudes créatrices touchant à la scénographie de nos modes de vie.
C'est pourquoi aujourd'hui, l’art c'est à la fois un état d'esprit et un multimédia, il est disséminé un peu partout et ne résulte pas seulement d'une libre association d'idées, de techniques ou de disciplines, il rompt avec la notion d'autosuffisance de l’œuvre pour s’associer à des activités dont le dessein est de légitimer des influences qui conduisent, salutairement, à remplacer le grand Art par un bel art de vivre !
Ghislain Mollet-Viéville
Agent d'art
Expert près la Cour d'Appel de Paris
Membre de l'Association Internationale des Critiques d'Art
http://www.conceptual-art.net/
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